Un premier atelier réussi !

Depuis notre salle de réunion, le panache de fumée s’élevant des Champs Elysées était clairement visible.

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C’est sur fond de tensions sociales en France sur le coût de l’énergie que s’est tenu samedi 24 novembre le premier atelier de l’association Progrès Nucléaire. Les trois objectifs de l’atelier étaient de rassembler les membres et amis de l’association, faire le point scientifique et politique sur la technologie RSF, et travailler ensemble sur les actions futures de l’association. Sur ces 3 aspects, objectifs atteints !

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Les dossiers présentés sont disponibles en ligne :

En cliquant sur l’image ci-dessous, vous pouvez parcourir la carte du monde des activités dans le domaine des réacteurs à sels fondus :

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La sûreté intrinsèque des réacteurs à sels fondus offre la possibilité d’une réduction forte du coût de l’énergie nucléaire, avec une solution parfaitement pilotable et sans émissions carbone. Leur haute température de fonctionnement permettrait par ailleurs d’utiliser la chaleur nucléaire pour fabriquer des carburants de synthèse et donc de décarboner le secteur des transports.

En investissant dans la technologie des réacteurs à sels fondus, selon la demande formulée par notre association (notre lettre ouverte au gouvernement), ne pourrait-on pas apporter une vraie réponse aux gilets jaunes et aux 84% des français qui soutiennent ce mouvement ?

 

Crédit image gilets jaunes : AFP / Le Point

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Présentation à Centrale-Énergies

John Laurie, président de Progrès Nucléaire, a été invité mercredi dernier par le Groupe Professionnel Centrale-Énergies pour parler de la technologie des réacteurs à sels fondus.

John était en compagnie de Daniel Heuer (directeur de recherche au CNRS et responsable du projet MSFR), Guillaume Campioni (Ingénieur-chercheur au CEA) et Dominique Grenèche (Nuclear Consulting).

John a parlé des changements de paradigme nécessaires pour un nucléaire du futur dont la conception de la technologie répondrait en premier aux besoins humains.

D’abord, pour réduire le coût du nucléaire, il faut concevoir des réacteurs qui éliminent intrinsèquement les dangers à la source (concept novateur des réacteurs à sels fondus) plutôt que de chercher à réduire les risques d’une technologie qui comporte des dangers intrinsèques (technologie actuelle des réacteurs à eau pressurisée).

Ensuite, concevoir des petits réacteurs modulaires (SMR = Small Modular Reactors) permet de produire la totalité des éléments du réacteur en usine et ensuite de les transporter facilement par voie routière (la dimension permettant de passer sous les ponts) ou maritime. Produire des réacteurs en usine pourra permettre à terme de concevoir des réacteurs à prix beaucoup plus modestes, avec une plus grande flexibilité sur la localisation des réacteurs.

Enfin, le nucléaire traditionnel, depuis la conception de la bombe atomique, a toujours été le grand terrain de jeu des physiciens. Mais la fission nucléaire est à l’interface entre la physique et la chimie. Pour démarrer la deuxième ère nucléaire, un troisième acteur devra donc entrer en jeu : l’architecte atomique. Son rôle sera de développer le concept avec le plus de valeur pour le client, en utilisant toutes les astuces dans les boîtes à outils de la physique ET de la chimie pour développer une technologie avec le potentiel de concurrencer les carburants fossiles sur tous les marchés de l’énergie.

Les slides sont disponibles ici. Pour l’intégralité de la présentation, nous vous invitons à regarder la vidéo !